Quand le corps parle par le ventre : une lecture émotionnelle des troubles digestifs

par | Jan 2, 2026 | Décodage biologique des maladies, Quand le corps parle par le ventre : une lecture émotionnelle des troubles digestifs | 0 commentaires

Le ventre est souvent le premier à réagir quand quelque chose ne passe plus. Trop de stress. Trop de retenue. Trop de situations vécues comme injustes, envahissantes ou indigestes.

Les troubles digestifs ne concernent pas uniquement l’alimentation. Ils parlent aussi de ce que l’on vit, de ce que l’on encaisse, de ce que l’on n’arrive plus à éliminer, à digérer, à accepter.

Le décodage biologique propose une lecture émotionnelle de ces manifestations.

Ce n’est ni une vérité absolue, ni une explication unique, mais une piste de compréhension, parmi d’autres, pour redonner du sens. C’est essentiel, selon moi, de donner du sens et de mettre de la conscience.

Le côlon : trier, intégrer, éliminer

Le gros intestin, et en particulier le côlon, est la dernière étape de la digestion.
Il assure le tri final entre ce qui peut être conservé… et ce qui doit être éliminé.

Sur le plan symbolique, il est souvent associé à :

  • la capacité à lâcher
  • l’élimination de ce qui n’a plus lieu d’être
  • le rapport à ce qui est vécu comme injuste, sale, ou inacceptable.

Lorsque l’élimination devient difficile, le corps peut exprimer un conflit de retenue, souvent vécu dans une tonalité de : « il faut tenir », « je ne peux pas faire autrement », « je dois encaisser ».

Quand quelque chose devient “indigeste” émotionnellement

Certaines situations sont vécues comme :

  • une injustice
  • une atteinte aux limites
  • une parole ou un acte difficile à pardonner
  • une contrainte répétée.

Quand ces expériences ne peuvent pas être exprimées, digérées ou évacuées, le corps peut les porter à travers le système digestif.

Ce n’est jamais volontaire. C’est souvent une stratégie de survie.

Quelques pistes de lecture symbolique 

Ces éléments ne sont pas des diagnostics, mais des clés possibles de réflexion, à explorer avec douceur.

  • Cæcum : sentiment d’être dans une impasse, un cul-de-sac, sans issue visible.
  • Appendice : peur de manquer, de perdre ses ressources, besoin de trier ce qui est bon de ce qui ne l’est pas.
  • Côlon ascendant : tensions ou conflits vécus avec une figure d’autorité ou une hiérarchie.
  • Côlon transverse : conflits avec des pairs, des proches, des collatéraux.
  • Côlon descendant : tensions avec des personnes perçues comme dépendantes ou “en dessous” hiérarchiquement.

Dans tous les cas, le ressenti dominant est souvent celui de devoir encaisser quelque chose qui dépasse.

Côlon irritable

Ces troubles sont fréquemment associés à :

  • une difficulté à relativiser face à l’autorité
  • un sentiment d’impuissance
  • la répétition de situations vécues comme indigestes.

Le corps oscille alors entre rétention et évacuation, comme s’il ne savait plus comment gérer ce qui lui est imposé.

Diarrhée, constipation : deux stratégies opposées

  • Diarrhée : Le corps cherche à évacuer rapidement ce qui est perçu comme nocif. Il peut y avoir une notion de peur, de pression, de situations subies à répétition.
  • Diarrhée chronique : Peut traduire un refus profond des règles imposées, des cadres rigides, des préjugés extérieurs.
  • Constipation : Le mouvement est retenu. Il y a parfois une peur de perdre, de lâcher, de laisser partir. Une ambivalence entre le désir de changement et la peur de ses conséquences.
  • Constipation chronique : Difficulté à laisser le passé derrière soi,
    attachement à d’anciens repères, croyances ou principes.

 Autres manifestations possibles

  • Gaz intestinaux : tensions, colère ou rancœur intériorisées qui cherchent une voie de sortie.
  • Diverticulose : accumulation progressive de “déchets émotionnels”, non évacués au fil du temps.
  • Polypes : tentative du corps d’augmenter sa surface d’adaptation pour mieux faire face à une situation persistante.

Encore une fois, ces lectures ne sont jamais des accusations. Elles parlent de contexte, pas de faute.

Le regard naturopathique

En naturopathie, les troubles digestifs sont abordés de façon globale :

  • terrain
  • système nerveux
  • alimentation
  • émotions
  • vécu de la personne.

Le symptôme n’est pas vu comme un ennemi, mais comme un messager qui mérite d’être écouté avec respect.

Comprendre le sens possible d’un trouble peut déjà soulager. Cela permet de mettre des mots sur ses maux, de conscientiser ce que le corps cherche à nous dire à travers les symptômes. Mais l’accompagnement vise surtout à redonner au corps les conditions de sécurité nécessaires pour se réguler.

Conclusion

Le ventre parle souvent quand la parole n’a pas été possible. Il exprime ce qui a été retenu trop longtemps.

Le décodage biologique n’explique pas tout, mais il peut ouvrir un espace de compréhension, là où il n’y avait que de la culpabilité ou de l’incompréhension.

Écouter son ventre, ce n’est pas chercher une cause unique, c’est s’autoriser à entendre ce que le corps tente de dire.

Si vous souffrez de troubles digestifs persistants et que vous sentez qu’ils sont liés à un vécu émotionnel ou à un stress profond, un accompagnement naturopathique peut vous aider à faire le lien, en douceur.

Je vous accueille dans un cadre respectueux, où le corps, les émotions et le rythme sont pleinement pris en compte.